Attentats : une vidéo Anonymous appelle à une cyber traque

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Des internautes se réclamant du courant Anonymous appellent à une riposte en forme de traque électronique suite aux attentats qui ont frappé Paris.

Publiée au lendemain des attentats du 13 novembre, la vidéo affiche déjà près d’un million de vues sur YouTube. Signée Anonymous, elle fait intervenir une voix camouflée électroniquement et l’incontournable masque de Guy Fawkes pour appeler à la traque des membres du groupe Etat islamique.

« Nous allons lancer l’opération la plus importante jamais réalisée contre vous, attendez-vous à de très nombreuses cyberattaques. La guerre est déclenchée, préparez-vous », annonce-t-elle. « Oui, vous les vermines qui tuent les pauvres innocents, nous allons vous traquer, comme nous avons pu le faire depuis les attentats de Charlie Hebdo », profère-t-elle encore. L’auteur fait ici allusion à la publication d’une liste de 9200 comptes Twitter suspectés d’appartenir à l’EI ou d’en faire la promotion, en mars dernier.

Lundi matin, de nombreux médias se sont fait le relais de cette vidéo, contribuant à sa popularité sur les réseaux sociaux. Elle n’a cependant pas été relayée par les canaux de communication les plus souvent associés aux opérations signées Anonymous (le compte Twitter @YourAnonNews par exemple, qui compte plus de 1,5 million d’abonnés), et circule par ailleurs via un compte YouTube habituellement plus enclin à diffuser des vidéos « buzz » que des messages politiques.

On notera également que l’auteur a mis à profit les outils de fidélisation de YouTube (en particulier l’appel à consulter d’autres vidéos hébergées sur la même chaîne), ce qui laisse supposer, sur cette vidéo précise, d’autres considérations que la simple vindicte. La vidéo qui n’était initialement diffusée qu’en français a par la suite été enrichie de sous-titres en anglais, avec d’autres traductions proposées par l’auteur dans les commentaires.

Du fait de son absence officielle de structure hiérarchique, le courant Anonymous permet à tout un chacun de s’en faire le porte-parole.

 

 

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