Test du nouvel Apple TV

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La guerre des média players fait rage. Après Google et sa Chromecast et les boîtiers Roku (en France depuis une semaine), c’est le nouvel Apple TV qui veut entrer dans nos salons. Prochainement disponible, le média-player Apple TV révèle forces et faiblesses après cinq jours de tests.

Un concept qui se renouvelle

Avec ce petit boîtier connecté à Internet (en Wifi ou Ethernet) et au téléviseur (avec une prise HDMI CEC), Apple affiche le contenu du compte iTunes de l’utilisateur (musique téléchargée ou compte Apple Music ; vidéos ; jeux ; photos…). Egalement : des films en VOD et des applications. Constat : l’Apple TV s’installe enquelques minutes seulement. L’interface que nous connaissions avec la précédente mouture du média-player a été revue de fond en comble. Très visuelle et fluide, elle met d’abord en avant les films disponibles en VOD… que l’on est tenté de louer. Nous avons craqué pour A la poursuite de demain, avec George Clooney (4,99 euros). Prévoir un délai pour le téléchargement. Même si celui-ci est progressif, il nous a fallu attendre plus d’une heure avant d’appuyer sur Play (bon, OK, avec un débit pourri de 3,5 Mbits/s…). Petit truc en plus : l’Apple TV est Bluetooth. On peut donc lui connecter un casque sans fil et ça, c’est une bonne nouvelle. Par contre, il ne prend pas en charge les vidéos tournées en 4K avec lesiPhone 6s et 6s Plus. Celles-ci seront lues en Full HD.

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La VOD est l’un des points forts de l’Apple TV, avec des recherche qui peuvent s’effectuer à la voix, grâce à la télécommande. – APPLE

Une télécommande qui innove

Disposant d’un accéléromètre (pour les jeux vidéo), d’un pavé de navigation tactile et de seulement 5 boutons, la nouvelle télécommande de l’Apple TV incorpore aussi un micro. Sa fonction : demander à SIRI, le « concierge » d’Apple de nous aider à trouver un film. On réclame, puis SIRI transcrit notre demande en texte en bas de l’écran et effectue sa recherche. Ca marche plutôt bien lorsque l’on demande « Montre moi les films avec Tom Cruise » (les jaquettes de ceux disponibles en VOD s’affichent immédiatement), ou « Montre-moi un bon film pour les enfants » (une sélection assez vaste de films bien cotés apparaît). C’est parfois plus aléatoire : si l’on réclame un James Bond, SIRI écrit presque systématiquement « James bande » (si, si…). Impossible également qu’il comprenne le « Liars » de la série « Pretty little Liars », qu’on le prononce dans un anglais impeccable ou à la française. Si les télécommande vocales ne sont pas nouvelles (après les téléviseurs Samsung ou LG, on les trouve sur les Android TV chez Sony ou Philips), la fonction reste pratique. On peut aussi demander à SIRI la météo, mais pas de « jouer de la musique du groupe U2 », même si notre discothèque iTunes en regorge. Sa réponse : « Désolé, je ne peux pas vous aider à cet égard ». Apple doit encore optimiser la recherche vocale et l’appliquer à d’autres univers que celui de la VOD…

Des applications qui rappellent quelque chose

La marque à la pomme calque le mode de fonctionnement de son Apple TV sur celui de ses iPhone et iPad. Résultat : le boîtier dispose désormais de son propre magasin d’applis, libre aux développeurs de l’agrémenter. Encore modeste (on en dénombrait une trentaine le 28 octobre), il se remplit de jour en jour. Au programme, des jeux gratuits ou payants (Asphalt 8 : Airborne ; Geometry Wars 3…), des applications comme Netflix, YouTube (avec lesquelles les vidéos se lancent sans temps de latence, contrairement à la VOD). D’autres applications, non traduites, restent d’un intérêt relatif pour le public français. A part Arte TV, aucune chaîne de télévision française n’est encore présente sur l’Apple TV. C’est notamment dommage pour le Replay. Espérons que l’on pourra prochainement demander à SIRI de nous trouver la 500e de Taratata…

Des prix qui restent très « Apple »

A 179 euros (en version 32 Go) ou 229 euros (64 Go), l’Apple TV reste un produit cher face à des média players comme le Roku 3 (119,99 euros), voire la cléChromescast de Google (39 euros). Certes, l’expérience proposée diffère. Ici, elle devrait prioritairement séduire les Apple addicts, dont tout l’univers se concentrera au salon.

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